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SIER IDF CFDT

Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 18:57

2955635888481426013 Pôle emploi est devenu un parcours du combattant quotidien, créant du malaise pour les demandeurs d'emploi comme pour les agents. Les raisons sont multiples. En recueillant des témoignages des deux côtés du guichet, c’est cette réalité que la CFDT rend visible. Cette réalité qui construit et étaye les propositions de la CFDT pour améliorer le service public de l’emploi.

 

Lire : Pôle emploi - Malaise des deux côtés du guichet


Par SIER IDF CFDT - Publié dans : Pôle emploi
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 17:02

Plus de deux ans après la réforme du service public de l’emploi, le bilan de la fusion à l’origine de la création de Pôle Emploi, est catastrophique. Les récents rapports de l’IGF et du Conseil économique et social et environnemental, la mission d’enquête du Sénat font un constat accablant de la conduite et des conséquences de la fusion pour les demandeurs d’emploi et les salariés.

 

Ces analyses ne surprennent pas la CFDT dont l’étude « malaise des deux cotés du guichet » mettait en évidence les problématiques soulevées par tous ces rapports. En interne, nous avions largement dénoncé les choix déplorables de la Direction générale. La structuration interne, la centralisation bureaucratique, les aberrations managériales ont conduit à la situation désastreuse décrite par les rapports, situation subie par les salariés de Pôle emploi et les demandeurs d’emploi.

 

Tous les syndicats ont alerté sur les dégâts produits par ce monstre d’inefficacité. Mais c’est une Direction générale technocrate (1), se considérant être à « la tête de l’emploi » au dessus de tous pouvoirs qui a persévéré, dans un déni total, à défendre ses points de vue à des fins personnels et « carriéristes » (c/f article de la tribune du 15 juin 2011) contre vents et marée.

 

Les demandeurs d’emploi et les salariés de Pôle emploi vivent, depuis maintenant 2 ans, dans le chaos, l’appauvrissement des compétences et une dégradation de la qualité de service sans précédent.

 

La crise - alibi si facilement brandi par la Direction générale de Pôle emploi- n’est pas responsable de la bureaucratie, de la mauvaise allocation des ressources humaines, de la négation des compétences, de l’absence de vision stratégique, du gâchis budgétaire et du manque d’effectif opérationnel. La crise n’est pas responsable des erreurs de gestion, de l’entêtement et de l’arrogance d’une hiérarchie aveuglée par son propre pouvoir. Ce n’est pas la crise qui a condamné la réforme du service public de l’emploi, cœur de la campagne de Nicolas Sarkozy, à être un ratage, ce sont les responsables de Pôle emploi et il est temps qu’ils rendent des comptes.

 

Il est inacceptable de se contenter d’un « tous coupables, mais personne responsable ». L’exercice d’une responsabilité au plus haut niveau de la hiérarchie d’une entreprise suppose que le niveau de salaire trouve son pendant dans le fait d’assumer ces responsabilités et toutes les conséquences qu’elles entraînent en cas de défaillance.

 

Dans un environnement à ce point dégradé, de grands changements devront être apportés par la future direction générale. La CFDT défend un projet qui a du sens pour les demandeurs d’emploi et les salariés de Pôle Emploi, elle se battra jusqu’au bout pour le faire aboutir

 

 Les recommandations du CESE adoptées le 15 juin 2011 et visant Pôle emploi :

§  Assurer un développement harmonieux des différents canaux d’accès

§  Garantir une réelle personnalisation du service rendu

§  Renforcer la différenciation des parcours d’accompagnement

§  Développer l’activité de prospection et de suivi des offres d’emploi

§  Amplifier l’aide au recrutement notamment en direction des PME/TPE

§  Améliorer la procédure et le service d’indemnisation

§  Mieux répondre aux préoccupations des usagers

§  Développer l’offre de service en matière de formation

§  Faciliter la mobilisation des droits individuels

§  Mobiliser davantage le recours aux contrats aidés et en alternance

§  Poursuivre la structuration du réseau sur la base du schéma cible

§  Renforcer la coopération avec les autres acteurs du SPE

§  Mieux prendre en compte les risques psychosociaux des agents

§  Engager une réflexion sur l’évolution des métiers

 

Les recommandations du CESE aux pouvoirs publics

§  Intensifier l’effort de formation

§  Sanctuariser les crédits d’intervention en faveur des demandeurs d’emploi

§  Construire un portail d’information sur l’offre de formation disponible

§  Mieux articuler activités réduites, chômage partiel et formation

§  Accroître les moyens de Pôle emploi

§  Rénover la gouvernance de Pôle emploi

§  Repenser la gouvernance régionale

§  Revoir les indicateurs de performance de la convention tripartite

 

A quelques mois de la renégociation de la convention tripartite, il est à espérer que le constat partagé de la grave dégradation du service rendu par Pôle emploi, permettra une reprise en main ferme des décideurs que sont les partenaires sociaux et l’Etat assortie d’une politique d’exigence et de contrôle des résultats.

L’utilisation des moyens nécessaires à la réussite de cette fusion doit être à la hauteur des enjeux d’une politique de l’emploi réaliste, efficace menée avec les partenaires sociaux dans le cadre d’une gouvernance renouvelée, équilibrée et équitable.

 

Déclaration de Laurent Berger, secrétaire national

«  Pôle emploi, l’avis du Conseil économique, social et environnemental rejoint celui de la CFDT

 

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient de publier un avis sur Pôle emploi. La CFDT, qui s’inquiète depuis plusieurs mois de la situation de Pôle emploi, considère que ce rapport constitue une très bonne contribution au débat.

Le bilan que dresse le CESE de la réforme du service public reprend nombre de points soulevés depuis plusieurs mois par la CFDT.

Qu’il s’agisse de la précipitation de la fusion, de l’insuffisance d’accompagnement individualisé ou de la gouvernance et du désengagement de l’État, la CFDT se retrouve dans cette description.

L’objectif de la CFDT est de faire de Pôle emploi un outil performant pour un retour de nos concitoyens au chômage vers un emploi durable. Elle soutient particulièrement les recommandations du CESE concernant :

§  la garantie réelle d’une personnalisation du service ;

§  le renforcement de la différenciation des parcours d’accompagnement des demandeurs d’emploi ;

§  l’amélioration de la procédure et du service de l’indemnisation ;

§  la plus grande prise en compte des préoccupations des usagers ;

§  l’accroissement des moyens de Pôle emploi ;

§  la rénovation de la gouvernance de Pôle emploi.

 

Pour la CFDT, ces recommandations sont de nature à aider l’Etat, l’Unedic et Pôle emploi à élaborer la nouvelle convention triennale pour avancer ensemble vers la consolidation d’un service public de l’emploi au service des chômeurs dans leur recherche d’un emploi durable et de qualité ».

Par SIER IDF CFDT - Publié dans : Fusion
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 11:44

Bonjour,

 

Vous nous avez sollicités pour connaitre les motivations du rejet CFDT du projet d’accord régional OATT IDF.

Bien évidemment, ce n’est pas le principe d’un horaire individualisé que la CFDT rejette, mais bien le projet présenté par la Direction Régionale en île de France : sous couvert d’une avancée sociale, la Direction Régionale entend supprimer purement et simplement les avantages issus des accords territoriaux applicables depuis la fusion.

Certains de ces accords sont beaucoup plus favorables pour la grande majorité des collègues.

La CFDT a toujours entendu conserver les meilleures dispositions de ces différents accords au sein d’un accord IDF.

 

Les soi-disant avancées de l’accord régional sur l’accord national selon notre Direction.

 

  • Certains agents ont actuellement, à leur main, un crédit annuel de 15 heures leur permettant de rattraper des retards ou des départs anticipés liés à des problèmes personnels ou de transport. Ce crédit d’heures est repris en partie dans l’accord régional proposé, mais serait à la discrétion totale de l’employeur !!

Cette soi-disant « avancée » de l’accord régional entérine la disparition des autorisations de retards exceptionnels et fait fi de la possibilité d’aller travailler dans un site proche de son domicile. 15 heures sur une année en Ile de France : le compte est vite fait ! et quid de la 16 heure ??

 

·         Dans la mesure où M. Lagrè considère que la totalité des taches à effectuer relève des « activités contraintes » (accueil, ATT, SMP, réunions de service…..), il ne sera pas possible de récupérer son crédit d’heure sur les plages variables de toute la semaine et particulièrement en fin de journée, ainsi que le vendredi après midi.

·         4 heures de crédit-temps hebdomadaire au lieu de 3h45 de l’accord national :

Ici, il aura fallu 4 heures de suspension de séance pour que le Directeur Général autorise M. Lagrè à nous faire l’aumône de ce quart d’heure.

Quelle avancée !!

Au bout de tous les compteurs, nous ne pourrons pas récupérer notre crédit d’heures comme nous l’entendons et nous verrons imposer d’alimenter notre compte épargne temps sans pouvoir, de fait, bénéficier d’un réel aménagement de notre temps de travail au quotidien.

Les représentants nationaux CFDT ont signés l’accord OATT national, considérant que sa plus value était d’ouvrir la possibilité pour chaque région de négocier selon ses spécificités et en l’’améliorant.

Force est de constater que non seulement M. Lagrè est resté fidèle à ses déclarations préalables : «il n’avait aucune marge de manœuvre », mais l’accord proposé est en forte régression par rapport à l‘existant.

 

Contrairement à ce qui a toujours été pratiqué par le passé, il n’y a pas eu de véritable négociation avec les organisations syndicales. La CFDT a présenté toute une série de dispositions issues des différents accords et compatibles avec l’accord national qui permettrait de maintenir les horaires individualisés et les horaires actuels d’ouverture au public.

En vain !

 

Aujourd’hui, la Direction Régionale cherche à imposer son projet en faisant pression sur les élus du CE et du CHSCT et en faisant l’économie d’entendre les propositions de nos élus.

En plus, avec l’aide de l’UNSA et de la CGC, la Direction Régionale a orchestré une campagne abjecte et diffamatoire à l’égard des Organisations syndicales qui ont l’habitude de combattre pour la défense des droits et des conditions de travail des agents.

Outre ce contexte politique inacceptable et ce comportement immonde, notre signature qui à nos yeux n’a pas de prix, ne pouvait pas figurer à côté de ceux qui feignent de contester, tout en signant systématiquement et monnayant leurs intérêts personnels.

 

C’est en vue de continuer la négociation avec la Direction Régionale que nous avons rejeté son projet OATT.

 

Concrètement, nous souhaitons au minimum que la Direction revienne avec nous à la table de négociation avec un accord mentionnant des horaires variables nous permettant de moduler notre temps de travail journalier, de récupérer une demi-journée par semaine en fonction de l’ ouverture des sites au public et d’utiliser un crédit annuel d’heures réellement à disposition des agents, qui permette de concilier au mieux vies personnelle et professionnelle.

 

Il n’a jamais été question, pour la CFDT, de revenir sur des horaires fixes !!

Aucun agent, qu’il soit placement ou indemnisation ne souhaite se voir appliquer des horaires fixes. L’enjeu aujourd’hui est de voir aboutir un accord OATT au bénéfice des salariés, et non pas de se voir imposer les seules contraintes du Pôle Emploi.

 

Pour mémoire, s’il s’était agit de se laisser impressionner par la « toute puissance » de l’Etablissement Public Administratif en 2009, les collègues de l’indemnisation ne se verraient pas rembourser aujourd’hui les cotisations qui ont été détournées à l’époque par l’employeur…

Pôle Emploi en est encore à sa phase de construction : si aujourd’hui nous baissons les bras en ce qui concerne nos horaires de travail, quid de notre prochaine classification des emplois et ainsi de nos évolutions de carrière, de nos promotions de demain ?

 

Sur certains points, et les actions en justice de 2010 le prouvent, les syndicats ont toutes les difficultés pour faire respecter le Droit. La mise en place sauvage de sites « mixtes » ou « unifiés » ou encore « uniques » prouvent la volonté manifeste de la Direction Régionale de se passer de l’avis des représentants du personnel et d’appliquer unilatéralement ses décisions qui reposent bien souvent sur le seul caractère d’économie d’échelles, sans se soucier des salariés ni même des demandeurs d’emploi.

 

En ce début d’année nous avons la possibilité de faire entendre nos voix : nous souhaitons que l’employeur prenne en compte les besoins des salariés et reconnaisse ainsi que Pôle emploi fonctionne grâce à ses agents et non pas à leurs dépends.

 

 

Les élus et mandatés CFDT en île de France

Paris le 17 janvier 2011

Par SIER IDF CFDT
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 15:39

Cotisations AC : une affaire qui touche à sa fin ?

Une régularisation tardive…

Le Directeur Général de Pôle Emploi a annoncé le 5 janvier 2011 aux organisations syndicales sa décision unilatérale de rembourser les cotisations assurance chômage indûment prélevées de décembre 2008 à décembre 2009 aux salariés de droit privé. 

 

…après un long combat mené par la CFDT

Cette décision pour le moins tardive n’a rien d’un cadeau, c’est tout simplement une régularisation à minima après :

 

Ø 18 mois de bataille judiciaire (au TGI et aux prud’hommes) menée par la CFDT, avec 300 salariés.

Ø 300 décisions du conseil des prud’hommes de Paris condamnant Pôle Emploi en dommages et intérêts reconnaissant ainsi la résistance abusive et les préjudices subis par les salariés.

Ø plus de 3000 dossiers en cours de procédure.

 

La CFDT a toujours agi seule avec les salariés concernés sur ce dossier. Elle a obtenu réparation pour les salariés qui se sont engagés à ses cotés.

Cette action victorieuse a aussi permis d’obtenir la régularisation annoncée aujourd’hui pour tous les salariés.

 

Il faut remettre les pendules à l’heure…

A en croire certaines Organisations Syndicales, y compris celles qui disaient qu’il ne fallait rien faire, un simple petit courrier de leur part au Directeur Général aurait suffi à ce qu’il mette enfin les pouces…

S’approprier un travail effectué par d’autres ne relève t’il pas d’une forme d’imposture ? Les salariés seront-ils dupes d’une appropriation aussi abusive ?

…et parvenir à une issue convenable.

La régularisation annoncée n’efface pas le préjudice subi par les agents, et n’annule pas les saisines faites. L’action judiciaire continue pour tous les dossiers en cours.

En effet, pour la CFDT, cette annonce unilatérale ne garantit pas que les salariés concernés perçoivent l’intégralité des cotisations indûment prélevées puisque nous ne connaissons pas les conditions exactes de mise en œuvre. Seule l’action juridique individuelle ou une négociation toujours possible avec le Directeur Général permettrait de mettre un terme à cette situation injuste qui n’a que trop duré.

Par SIER IDF CFDT
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 21:42

Pôle Emploi décidé à rembourser les ex-Assedic

JANV062011

Thèmes4: Vie économiqueDialogue social

L'organisme public se propose de rembourser les 15 000 anciens salariés de l'Assedic du prélèvement indu d'une cotisation sur l'assurance chômage durant l'année 2009. Cette annonce a été

 

 faite par Christian Charpy mercredi soir en toute fin d'une réunion sur les négociations de salaires avec les syndicats. Pôle Emploi n'ira donc pas en Cassation et tente ainsi de refermer un dossier devenu embarrassant depuis la décision rendue par le conseil de Prud'hommes de Paris le 5 novembre 2010.

Ce jour-là, trois cent salariés avaient obtenu, au titre des dommages et intérêts, des sommes allant de 1000 à 4000 euros, plus 500 euros pour résistance abusive. La décision a fait boule de neige. Aujourd'hui, 3000 dossiers sont en cours de procédure. Christian Charpy a-t-il voulu dissuader les 12000 ex-Assedic restants de saisir la justice ?

« Cette annonce n'éteint pas l'action judiciaire, explique Éric Moutet, l'avocat du SIER-CFDT, syndicat à l'initiative de la plainte. Et socialement, elle risque de ne pas atteindre son but en créant deux catégories de salariés." Avec d'un coté, ceux qui auront suivi la voie judiciaire et bénéficieront de sommes nettes de cotisations et d'impôts. Et de l'autre, ceux qui accepteront la proposition, une somme amputée des prélèvements sociaux et... soumise à l'impôt. Seule une vraie négociation avec les organisations syndicales pourrait, selon lui, régler ce différend.

ROBIN CARCAN

 

Par SIER IDF CFDT
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